Prendre position pour continuer à exister
Partager

Un petit moment de réflexion.

Nous venons de vivre en ce mois d’avril 2022 un vote de premier tour de la présidentielle qui a été principalement des agrégations de colères et de peurs ; oublié le vote d’adhésion.

Agréger les colères cela peut être le début de la révolution me diriez-vous ; sauf que ceux qui émergent pour mener ces révolutions et les gagner sont toujours obligatoirement trop proches dans leurs attitudes de ceux qu’ils combattent. Ces individus élevés au rang de héros devraient laisser la place après la victoire et malheureusement ils le font rarement ; quand on fait la guerre on n’est pas prêt à gérer ensuite la paix qui demande de la diplomatie et de la coopération. Mélenchon a dit que désormais c’était place aux jeunes … il y a donc de l’espoir.

Mais pour être utile, l’agrégation des colères doit se penser comme le début de la Coopération.

Un petit moment de réflexion politicienne.

Il était facile de penser qu’au vu du contexte de la crise sanitaire la campagne électorale serait inexistante politiquement ; la guerre en Ukraine n’a fait que renforcer ce constat. La réélection de Macron semblait inéluctable.

Pendant son quinquennat, il nous a montré, au travers de ses actions et engagements, que le social et l’écologie ne faisaient pas partie de ses priorités ; les colères, entre autre des jeunes, se sont principalement cristallisées sur ces sujets.

Plus ou moins malgré nous, nous nous trouvons dans une situation de deuxième tour qui oblige le candidat sortant à faire campagne sur ces sujets, le social et l’écologie.

Si Mélenchon avait été au deuxième tour, Macron aurait quand même gagné la Présidentielle en faisant campagne à droite et nous l’aurions renforcé dans son inhumanité. Nous sommes donc dans une situation « avantageuse », puisque le candidat Macron, opportuniste, est désormais obligé de faire une campagne écologiste et sociale. La situation reste difficile et risquée mais nous pouvons et devons tirer profit de cette situation. Lors des élections législatives du mois de juin 2022 nous pouvons donner la possibilité aux électeurs de ne pas voter La République en Marche (LREM) ni Rassemblement national (RN).   En nous rassemblant nous permettrons un vote pour un bloc politique réellement écologiste social, populaire et humaniste qui aura la volonté de mettre en place une cohabitation et qui prendra aux mots les volontés affichées environnementalistes, écologiques et sociales du président élu.

Faire émerger un bloc social, écologiste et humaniste.

Il va falloir dépasser les attitudes « de bonne guerre » des différents supporters de chaque candidat. Le vote utile, comme toujours, avait peu d’intérêt politique et était très limité dans son action politicienne. En dehors de Mélenchon personne n’a su avoir plus que le charisme  d’un « vendeur de glace sur la plage » (dixit les réseaux sociaux) et exprimer une radicalité pourtant attendue.

Par contre, il ressort de cette confrontation électorale que, pour les législatives, les bases de ce bloc existe puisqu’en dehors de la géopolitique et de l’Europe, domaines surtout réservés au Président, les intentions programmatiques de EELV et de LFI sont désormais assez proches.

Éviter de se donner des bâtons pour se faire battre.

Pour les autres partis dits « de gauche » leur ralliement à ce bloc est plus compliqué. La suprématie du social de réparation, préservation des emplois, pouvoir d’achat etc. qu’ils portent au détriment de l’écologie et de l’humanisme est problématique. En effet, ce nouveau bloc n’a pas vocation à défendre des emplois qui détruisent la planète et la nature et à préserver un pouvoir d’achat au détriment de populations exploitées qui ne se trouvent parfois pas si loin que ça de chez soi.

Les accueillir dans ce bloc donnerait  à Macron la possibilité de faire du social à moindre frais tout en esquivant les « sujets de fonds » que sont le social de solidarité (acquis sociaux) et les engagements environnementalistes planifiés par une vision écologique de long terme.

Une réflexion au sujet de “Prendre position pour continuer à exister

  1. Non, que Macron batte Mélenchon au second tour n’était pas gravé dans le marbre. L’élan des dernières semaines et les voix gilets jaunes captées par Le Pen pouvaient montrer le contraire. On avait un front Populaire au lieu d’un énième front républicain et le troisième tour à suivre dans de meilleures dispositions.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *