Agir pour le climat.
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Il ne suffit pas de nous sommer d’être des écocitoyens.

L’action individuelle est nécessaire mais ne suffira jamais pour diminuer suffisamment notre empreinte écologique. Vouloir réduire l’empreinte écologique, c’est aussi porter des actions collectives de citoyens ou les mener au niveau de l’État régalien.

L’empreinte écologique, c’est deux paramètres, la biocapacité et la population d’un territoire.

Le lien que l’on peut faire entre la démographie et l’empreinte écologique est implacable, comme tous les raisonnements qui s’appuient sur une expertise. Mais, même si le politique doit s’entourer d’experts, il ne peut pas se satisfaire d’un raisonnement « scientifique » obligatoirement étriqué.

Ne nous laissons pas entraîner à porter des conclusions hâtives. L’empreinte écologique serait facile à réduire sans toucher à la population. Actuellement 70% de la biocapacité est utilisée par notre consommation d’énergies fossiles.

De plus, l’évaluation des autres paramètres de consommation de biocapacité sont tous très liés à des analyses de cycle de vie (ACV), auxquels, en fonction du questionnement, de l’unité retenue et du périmètre de l’étude, on peut faire dire tout et son contraire.

Ce que je veux dire, c’est que je ne nie pas le réchauffement climatique et que je considère l’empreinte écologique comme un outil imparfait mais utile comme lanceur d’alerte sur notre consommation de biocapacité.

Mais restons dans une démarche politique réaliste et écologique, tenant compte des deux dimensions que sont la biocapacité et la démographie :

  • préservons notre biocapacité par le maintien de la biodiversité au travers de nos aménagements, nos infrastructures, notre agriculture, etc. ;
  • préservons notre biocapacité en militant et en obtenant par tous les moyens, même les plus radicaux, l’interdiction mondiale de l’utilisation des énergies extractives fossiles et nucléaires ;
  • et, pour le reste, soyons simplement humains, autonomes, en reconnaissant la nécessaire interdépendance avec l’autre, la nature et les générations futures ;
  • et évitons de nous engouffrer dans des raisonnements environnementalistes. D’autres ne vont pas se priver de le faire.

En ce qui concerne les trois premiers points, voici les références existantes qui peuvent permettre ou nous aider à définir des actions.

  • Pour préserver notre biocapacité, par le maintien de la biodiversité, au travers de nos aménagements, nos infrastructures, notre agriculture, etc., voir le scénario afterre (connecté au scénario négaWatt).
  • Pour la préserver en militant et en obtenant par tous les moyens, même les plus radicaux, l’interdiction mondiale de l’utilisation des énergies extractives fossiles et nucléaires, voir le scénario negaWatt et les connections mondiales qui sont en cours de constitution.
  • Et, pour rester simplement humains, autonomes, en reconnaissant la nécessaire interdépendance avec l’autre, la nature et les générations futures, voir la librairie du MAUSS avec Latouche, Viveret et, pour moi, l’incontournable Godbout, mais aussi bien d’autres.

Christian OLIVE

Coopérateur EELV

Languedoc-Roussillon

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