Niko Paech « Se libérer du superflu »
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Fiche de lecture

Emeline Baume / mai 2017

Master 2 ESS – Lyon 2

Niko Paech « Se libérer du superflu »

1- Le sujet du livre

Auteur : Niko Paech, 09/12/1960, économiste allemand, Co fondateur de la Vöö (Vereinigung für ökologische Ökonomie), enseigne à l’Université d’Oldenbourg Wachstums-Kritiker / Objecteur de croissance

Titre, Maison d’édition, année publication : Befreiung vom Überfluss: Auf dem Weg in die  Postwachstumsökonomie, Oekom, 2012.

Se libérer du superflu, Vers une économie de postcroissance, Rue de l’échiquier, 2016 (traduction en français par Gabriel Lombard)

Objectif poursuivi par l’auteur :

Il s’agit d’un manuel de la « post croissance » ou « décroissance soutenable ». Sont ainsi entre autres pointés les processus et principes dans lesquels le consommateur est enfermé. Pour faire face à une austérité et à une récession ce manuel décline des solutions dont un scénario abouti pour accompagner une société dite de post croissance.

L’auteur propose donc un plaidoyer pour construire « des mondes résilients », grâce au « renoncement inventif » pour faire face et s’adapter aux ruptures actuelles et à venir (écologiques, économiques, sociales). La démarche exposée ne propose pas un rebond avec une grille des outils dits croissantistes mais des modifications individuelles et collectives des modes de vie pour glisser vers « l’abondance frugale ».

Le contexte en 2012 et aux alentours :

Une Europe qui commence à se fissurer face à la crise des subprimes puis celles des dettes souveraines. Ce sont les indignés en Espagne (qui impulsent la dynamique du mouvement politique Podemos), puis le peuple grec qui réagit le premier et donne ainsi à voir la réalité du capitalisme financier tout autant que les contraintes européennes.

Du côté de notre écosphère, Global Footprint Network pointait le jour du dépassement à savoir le démarrage de la dette annuelle écologique mi-août alors même que 10 ans plus tôt c’était mi-octobre.

Le chômage ne chute pas en France et globalement en Europe, les inégalités sociales et spatiales non plus et pourtant l’ensemble des politiques publiques affichent une priorité au développement économique versus création d’emploi.

Synopsis du livre :

Introduction : vivre avec moins et si on y gagnait ?

Face au constat global des crises financières, économiques sociales et aux atteintes sur l’écosphère l’enjeu de la soutenabilité de notre modèle de développement est posé. Le diagnostic est clair : – notre mode de consommation est la conséquence d’un pillage écologique planétaire et pas de « notre intelligence » avec 3 processus d’illimitation : le temps, nos aptitudes corporelles, les ressources locales ;

– le découplage croissance économique et extraction ressources et néfaste / destructeur

– la résilience viendra du renforcement de la stabilité économique des territoires et de la sécurisation des approvisionnements en en diminuant nettement la production industrielle, ce qui nécessite un changement d’indicateur de mesure (« Le PIB comme une mesure de la destruction de l’environnement »)

Chap. 1 : Vivre au-dessus de ses moyens un nouveau droit de l’homme

L’Union européenne est l’expression de la globalisation avec ses démarches d’harmonisation et d’intégration des territoires tout autant qu’un outil au service de la croissance.

L’irresponsabilité des décideurs face aux générations futures illustre le 1er angle d’illimitation

exposé dans cet ouvrage à savoir l‘illimitation temporelle. Face à cette défaillance tout une

rhétorique croissantiste positive est mobilisée (innovation, pouvoir d’achat…).

Chap. 2 : Un progrès illusoire : cette richesse issue du pillage

La division du travail et le progrès technique entrainent la croissance industrielle.

Il est désormais question d’intelligence, de l’ordonnancement des taches pour plus de production impliquant une spécialisation. Est ainsi pointé le 2ème angle d’illimitation à savoir l’illimitation physique. L’Homme, dans les pays occidentaux, est enfermé dans le rôle de consommateur / exploitant du monde qui travaille sur des tâches virtuelles (création de valeur et plus production) qui lui donne accès à de l’argent pour alimenter le système de consommation. La monnaie est associée à un droit d’accaparement. C‘est le règne de la douilletocratie tout autant que la survalorisation des parcours formatifs. Les enjeux de justice universelle sont de fait questionnés.

Chap. 3 : Une liberté illusoire : nouvelles dépendances

C’est le règne de l’homo consumens / de la consommation marchande adossée aux illimitations temporelle, spatiale et corporelle. Cette spécialisation de l’offre et de la demande crée le système d’approvisionnement mondialisé. Ainsi une vulnérabilité sociale est construite. Cette dernière ne peut être évitée par une juste répartition ou par la disparition de la propriété.

Chap. 4 : le mythe de la croissance verte

Le découplage de la croissance économique et la mobilisation des ressources naturelles principe fondateur de la croissance verte ne solutionne rien. Ce dernier amène différents effets rebonds à savoir :

Ceux dus à l’innovation avec un déplacement des problèmes écologiques

Ceux financier : effet capacité et effet revenu

Ceux psychologique et politiques

Il est proposé une étude des ressorts de la croissance par l’objet et le sujet.

Chap. 5 : assez n’est jamais assez : contraintes et impératifs de la croissance

Sont reprécisées les contraintes structurelles et culturelles de la croissance jusqu’aux prémices de l’économie du bonheur.

Chap. 6 : moins c’est plus vers une économie post croissance

Une économie de proximité est une solution face aux contraintes structurelles de la croissance entrainant un cercle vertueux : transparence, empathie, communauté d’intérêts, contrôle de l’utilisation

Cette économie doit être adossée à la subsistance créative sobre avec intensification de l’usage par le partage, l’allongement de la durée de vie, l’autoproduction et articulée à des entreprises ne jouant que le rôle de maintien de flux et de stocks.

Conclusion : S’inscrire dans un « bonheur éclairé »

2- Le contexte du livre

Intérêt et actualité de cette publication

Le terme « post-croissance » (sous-titre de la publication), pointe éventuellement la fin d’une ère où le seul horizon pour le bien-être de tous est la croissance. L’anthropocène actuel serait donc palpable. Les expressions collectives (indignés…) dans nos pays occidentaux et dans les pays du bassin méditerranéen (cf. « printemps arabes ») peuvent laisser penser que cet horizon ne fait plus rêver. Un futur désirable et partageable serait à construire concrètement dans les territoires mais aussi dans les esprits.

Un marqueur de cette envie d’être et d’agir autrement en considérant la réalité de notre écosphère pourrait être la montée en puissance du mouvement zéro déchet. Le déchet étant l’expression même du consumérisme.

Niko Paech comme d’autres tenants de l’économie écologique avec cette publication fait part de son analyse de notre modèle économique actuel et propose dans le dernier chapitre son schéma de transition.

A noter que la Maison d’édition « Rue de l’échiquier » est une structure qui a comme parti pris de donner à voir des solutions face aux enjeux actuels. Cet ouvrage se veut donc plus pédagogique et pragmatique que théorique.

Les difficultés de cette problématique et ou de l’auteur

Le titre de l’ouvrage peut laisser à penser qu’il serait plus question de désencombrement personnel à l’échelle de la famille et du foyer. Le sous-titre précise qu’il est plus question de macro économie et en particulier de décliner l’approche de l’économie écologique et les principes de la soutenabilité forte.

Une des difficultés pour traiter cette problématique réside dans la transdisciplinarité ou

transversalité nécessaire et donc d’aborder tout autant ce qui anime les êtres humains (psychologie, sociologie), ce qui caractérise la réalité physique de notre planète (physique, biologie), ce qui guide le système économique (sciences économiques). Un autre versant délicat de l’analyse se trouve dans le changement d’échelle et de vue constant : du personnel (dans différents rôles de travailleur, de parent, de citoyen, d’entrepreneur …) au collectif (habitant-e- d’un territoire, membre d’une organisation …). Un des manques de l’ouvrage est l’absence de réflexion sur les modes d’organisations collectives démocratiques.

Thèse innovante et réponse à un besoin ?

Ce livre répond à une aspiration d’une partie de la société souhaitant proposer des solutions face à des problèmes qui s’ancrent durablement dans le quotidien de plus en plus de gens (chômage, exclusion, pollution …). Il est publié par un éditeur soucieux de donner accès aux savoirs de façon aisé et pragmatique dans une visée d’émancipation.

Les principes et thèses de l’économie écologique et plus particulièrement de la soutenabilité forte sont vulgarisées depuis peu, à savoir les années 2000 avec entre autres Tim Jackson.

3- Les principaux résultats :

Dans un premier temps exposé des principes et concepts de l’économie écologique

pointés (versus soutenabilité forte) dans les 1ers chapitres à savoir :

La première loi de la thermodynamique (rien ne se crée, rien ne se perd, il ne s’agit que de transformation, de réarrangement) est un principe généralement adopté par tous les économistes.

Le flux production-consommation de biens et services économiques est considéré comme cyclique et renouvelable à l’infini.

La deuxième loi de la thermodynamique : la loi de l’entropie signifie que dès que de l’énergie ou de la matière est utilisée et transformée, la quantité disponible d’énergie/matière réutilisable diminue. Cette perte inéluctable d’énergie/matière réutilisable est appelée entropie.

Le système économique est fondamentalement entropique car toute activité économique (production ou consommation) consomme de l’énergie/matière et donc utilise irrémédiablement la capacité pour l’énergie/matière à être transformée et réarrangée à nouveau.

En vertu de la loi d’entropie, on reconnait donc que la nature est le facteur de production qui va en se raréfiant. Des rendements décroissants existent de fait.

Étant donné l’entropie (lois thermodynamique mobilisées par Nicholas Georgescu-Roegen) et la finitude de la planète, le capital naturel ne pourra jamais être remplacé complètement par du capital humain ou économique.

Si l’on veut préserver les conditions de la vie décente sur terre dans le futur, c’est le maintien du capital naturel qui est prépondérant. Le capital créé par l’homme (économique et humain) est complémentaire et dépend du système naturel étant donné qu’il en est inévitablement dérivé.

L’homme en économie écologique (cf. Karl Polanyi) est mis en lien avec les autres, présents et futurs, et cette relation n’est pas purement économique car elle est ancrée dans une culture et une époque aux normes et aspirations particulières (à l’’inverse de l’homo economicus ou homo consumen).

Le constat des limites à la croissance ne s’appuie pas uniquement sur son impossibilité physique, mais aussi sur sa « non-désirabilité sociétale » (cf. les illimitations décrites par Niko Paech). Outre les dégradations environnementales le coût social, culturel et psychologique de la croissance économique est dénoncé (cf Cornelius Castoriadis ou Ivan Illich)

 

 

 

Dans un second temps le schéma de transition proposé au chap. 6 à savoir l’opérationnalité / la politique publique qui créerait les conditions matérielles et mentales d’une économie de post-croissance :

– un moratoire sur l’utilisation des sols. L’économie est avide en surface. Le gel des sols freinerait considérablement le développement de la production. Seraient ainsi et aussi protéger les biens naturels en voie de raréfaction ;

– la création d’un compte individuel de CO2 limitée à 2,7 tonnes par personne et par an , en lien avec l’obligation pour les entreprises d’établir et d’afficher le bilan carbone de tous les biens et services produits, pour que chacun puisse gérer son bilan comme il l’entend.

« Les parents doivent enseigner à leurs enfants en même temps ces deux règles : je ne dois pas dépenser plus d’argent que je n’en possède, je ne dois pas non plus causer plus d’émission de CO2 que ce qui m’est alloué. Adopter le même mode de raisonnement avec le CO2 qu’avec l’argent : voilà le point de départ d’une nouvelle époque. » ;

* Le taux moyen pour limiter le réchauffement à 2°C d’ici la fin du siècle, selon le conseil scientifique du parlement allemand (750 mds de tonnes entre 2010 et 2050, pour 6,9 milliards d’habitants). Les calculs du cabinet PricewaterhouseCoopers en 2009 tenant compte de la croissance démographique, sont encore plus « sévères »

réduction et partage du temps de travail : passage à une semaine de 20 heures de travail. Une part du temps libéré serait consacrée à l’autosubsistance en alimentation et à la réparation des objets. « Je peux me payer moins d’objets, mais j’ai le temps d’en prendre soin, de les réparer et de les partager. » C’est donc toute la chaîne de création de valeur qui est transformée et diminue à la fois les besoins en capital et en énergie ;

– réforme de l’éducation, pour ne plus seulement faire des enfants des consommateurs et des intellectuels, mais des « ouvriers capables de manier un outil, bricoler, réparer, d’improviser, d’inventer ». Aller tout autant vers l’acquisition de savoir-faire techniques que de postures créatives ;

– réformes financières et de l’entreprise :

Créer une taxe mondiale sur les transactions financières, réserver la création monétaire à la banque centrale et redonner aux banques le rôle d’intermédiaires, remettre le travail au centre de l’organisation (cf. ESS).

« Les coopératives et autres formes d’entreprises alternatives et sociales doivent être promues face aux sociétés par action, de façon à ce que le capital n’ait pas un tel pouvoir de pression sur la vie économique. Dans une coopérative, je suis une part du capital, mon coeur bat avec le projet de l’entreprise. Sur le long terme, on peut penser, même si on ne peut le prouver, qu’une telle relation directe entre les donneurs et utilisateurs de capital atténuerait tendanciellement le taux de rendements des actions externes et celui du profit en interne, en accord avec l’objectif d’une société moins productrice. »

Ce schéma implique une économie à l’échelle régionale, une économie de proximité avec le maintien d’activités industrielles technologiques moyennes (au sens de Fritz Schumacher)

Les problèmes non élucidés et les limites de cette publication

– En suivant le schéma de transition proposé des absences ou imprécisions :

1- Il est très peu question du chemin de transformation et de transition :

Comment s’opère-t-il ?

Avec quels outils de démocratie et de gestion collective ?

2- Ne sont pas évoqués les modalités de pérennité du modèle proposé (les régulations etc.) ;

3- Il est à certain moment question du rôle des institutions dont l’Union européenne (l’auteur est allemand) et des mécanismes de finances internationales. Toutefois aucune clé n’est précisément exposée. Le lecteur interprète :

– soit la rupture avec le risque d’isolement allant vers une forme de protectionnisme questionnant le rapport aux autres peuples. En effet la réalité des réfugiés climatiques et réfugiés issus de zones de conflits n’est pas intégrée ;

– soit l’évolution des institutions comme l’UE orchestrées de façon volontaire et démocratique mais là non plus il n’y a pas de proposition du type modalités de mise en place par exemple d’un vrai fédéralisme européen etc.

Un argument est traditionnellement utilisé en faveur de l’internationalisation des échanges :

L’interdépendance économique entre les nations favoriserait la paix. C’est sur ce principe que l’Union Européenne a été édifiée à partir de la communauté du charbon et de l’acier (CECA). La guerre deviendrait non désirable (chaque nation bénéficiant des échanges) et impossible (chaque nation ne maîtrisant pas l’ensemble de la chaîne de production des systèmes d’armement et de logistique). Ces arguments mériteraient d’être discutés pour fonder la légitimité d’un point de vue alternatif.

4- Critiques et perspectives

Cet ouvrage par rapport à d’autres publications du moment sur la décroissance, le post croissance, l’anthropocène :

Par rapport à d’autres ouvrages :

du champ de la transition encore plus pédagogique (Rob Hopkins, M M Robin …) l’analyse est ponctuée d’exemples mais le propos en positif l’est moins. Le lecteur de ce type d’ouvrage est dans une recherche de solution accessible à court et moyen terme donc valoriser plus d’alternatives locales et pas nécessairement radicales eut été agréable ;

traitant des dynamiques décroissantes (S Latouche) : l’analyse de N Paech dénonce tout autant le capitalisme financier que le consumérisme à savoir qui ne laisse pas de place au marxisme.

Se penchant sur l’anthropocène et la prédation de la nature par l’homme (Ph Bihouix, Ch Bonneuil) : certes donner une valeur financière à la nature serait de fait accepter de la mettre dans le système alors même que l’idée de la soutenabilité forte est de mettre le capital naturel au-dessus et au-delà de tout. Toutefois l’ouvrage ne point ni les réalités physiques (raréfaction) ni l’impact formelle des coûts et spéculations pour nourrir notre industrie. Il n’est pas plus question de façon précise des rapports Nord / Sud et enjeux de santé publique a minima pour les peuples exploités exploitants des ressources rares.

Les perspectives pour la recherche :

Cette publication amène à se questionner sur plusieurs enjeux dans une dynamique post croissance à savoir la proximité (la bonne maille, la gestion du collectif, etc.), les communs (eau, terre, air …), l ‘éducation (apprentissage, transmission) et le fonctionnement stable et régénérant d’un écosystème physique.

Pour les points 1 à 4 :

Une démarche locale ou globale de transition ne se ferait qu’en mobilisant certains outils dont au moins un est pointé et étudié par des équipes de recherche à savoir les monnaies locales. Pour amplifier le mouvement et donc conscientiser plus, un outil comme les indicateurs reste incontournable à proposer et divulguer.

1- Les communs :

re définition, vulgarisation, appropriation et création d’un secteur or secteur public et privé ?

2- L’apprentissages en collectif non institutionnel (cercle familial, local, entreprise etc.) : méthodes d’apprentissage et de transmission, valorisation et validation etc.

3 – Création d’outils d’évaluation et de compréhension d’impacts des politiques publiques : Les indicateurs de bien être etc.

4- L’analyse des outils d’accompagnement au changement, de transition etc.expérimentée dans les territoires, par les mouvements sociaux, citoyens etc. dont les monnaies locales, dont les méthodes socratiques, holacratiques et autres

5 – L’internalisation des coûts liés à une fonction « d’épuration de la nature » comme processus de changement

Le système naturel/ l’écosystème assure une fonction d’épuration des ressources nécessaires à la vie (air, eau, sol). L’altération ou au contraire le confortement de ce système peuvent être monétarisés.

Ainsi, l’application du principe polleur-payeur a conduit à mettre en place les filières de REP. Il s’agirait d’identifier à quelles conditions ce type d’organisation permettrait ou non une gestion économe des ressources naturelles.

– Bibliographie :

Base :

Rapport au Club de Rome Halte à la croissance de 1972

Rapport Brundtland

Rapport Stiglitz-Sen-Fitoussi traitant des indicateurs de soutenabilité

Rapport Stern sur l’économie du changement climatique pour le gouvernement du Royaume-Uni

(2006)

SCHERER René : L’Ecosophie de Charles Fourier (2001) », Cahiers Charles Fourier , 2001 /

n° 12 , en ligne : http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article205

Murray Bookchin, pour une écologie sociale et radicale, Vincent Gerber et Floréal Romero, Le

Passager clandestin, collection les précurseurs de la décroissance, 96 pages, 8 €.

Serge Latouche, Petit traité de la décroissance sereine, 2009

Philippe Bihouix : « L’âge des low techs »

Marie-Monique Robin, Sacrée Croissance

Précurseurs et inspirateurs :

Georgescu-Roegen N. (1971) The Entropy Law and the Economic Process. Cambridge

(Massachusetts), Harvard University Press.

Meadows D.H. et al. (1972) The Limits to Growth, New York, Universe Books.

Polanyi K. (1944) The Great Transformation, New York/Toronto,Rinehart & Company Inc.

Schumacher E.F. (1973) Small Is Beautiful : A Study of Economics as if People Mattered. London,

Blond and Briggs.

Classiques et questions théoriques :

Gadrey J. et Lalucq A., 2015, Faut-il donner un prix à la nature ?, Paris, Les Petits matins/Institut

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