Soyons réalistes, l’unité ne se fera pas aux Assises
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Rappelons d’abord ce qu’écrivait Dany, à l’origine de la coopérative : « Un parti, c’est une structure fermée. Le débat politique, en son sein, se limite pour l’essentiel à des questions d’organisation du parti, de répartition du pouvoir, de gestion des différents processus plus ou moins démocratiques auxquels il faut recourir. C’est évidemment là où se situe le problème : un parti capte une grande partie de l’énergie des militants pour régler des problèmes internes. Seul un mouvement est capable de mettre en branle la société tout entière. C’est au nom d’une éthique du futur que, le 22 mars 2010, j’ai appelé à la formation d’une « Coopérative politique ». Cette coopérative favoriserait une ouverture permanente répondant à l’idéal de la société ouverte. »* Le problème, c’est que si le parti EELV a depuis cette époque une coopérative, il n’y a pas véritablement eu de considérations de cette structure tant par les militants à la recherche d’un poste que par les organisations externes aux Verts.

Les Assises de l’écologie et des solidarités ont en 2018 à nouveau l’intention de bousculer le système politique établi, trouver d’autres formes de pouvoir, réunir des partenaires différents. A mon avis, on ne pourra pas faire en quelques mois ce qu’on a essayé de faire en huit ans, d’autant plus que la perspective des européennes en 2019 et la recherche des postes brouillent le message. Les vaines tentatives de communion entre EELV et Générations.S ne sont qu’un des exemples de cet échec programmé.**

Bien entendu, chaque petit pas qui va dans la bonne direction est appréciable. La démarche des Assises mérite d’être soutenue. Nous sommes habitués, en tant que militants écolos, à lutter à contrecourant et à ne pas nous attendre à un résultat flagrant de nos actions. Mais nous devons, dès à présent, en tant que coopérateurs, préparer des idées pour après ces Assises, c’est-à-dire après les Européennes… J’avais proposé d’inclure au sein de la coopérative un centre de formation. C’est en bonne voie. D’autres pistes sont à explorer.

*Pour supprimer les partis politiques ? Réflexions d’un apatride sans parti (Indigène éditions, 2013).

** NDLR. Les Assises sont prolongées durant toute l’année 2019 (voir l’article de Denis Guenneau dans ce numéro).

Michel Sourrouille

Coopérateur EELV

Poitou-Charentes

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