Il fait chaud : pensée vagabonde autour de l’EE
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Devoir de vacances

L’empreinte écologique (EE) d’un territoire tient compte de la consommation de biocapacité du territoire par individu, multipliée par la population de ce territoire.

La biocapacité d’un territoire correspond à sa possibilité de bioproductivité multipliée par sa superficie. Cette évaluation de sa possibilité bioproductive est appréciée en tenant compte du fait que l’ensemble des ressources sont dédiées aux besoins de l’être humain. On peut envisager qu’il y ait parfois conflit avec le maintien de la biodiversité. On ne peut pas négliger que cette biocapacité puisse être améliorée par une industrialisation des productions aux dépens principalement d’une énergie produite par un autre territoire.

La bioproductivité prend en compte les surfaces bioproductives, c’est-à-dire celles qui créent chaque année une certaine quantité de matière organique grâce à la photosynthèse, ce qui définit leur capacité de production de ressources renouvelables et leur capacité d’absorption de déchets et notamment la séquestration du dioxyde de carbone.

 

La pensée de mon amie Lydia

Il faudrait être sérieux et dire ce qu’un projet réellement écologiste impliquerait comme changement.

Le problème, c’est qu’on ne gagnera pas des élections en disant ce qui nous attend si l’on veut effectivement sauver les meubles pour l’ensemble de l’humanité. Personne n’aspire aux restrictions violentes que cela implique.

Par exemple, si les écolos se bagarrent pour les transports collectifs moins polluants, c’est parce que personne n’envisage de réduire son « besoin » de mobilité, qui est réellement la seule alternative possible en ce domaine. Qui est prêt à renoncer au coûteux développement de la médecine de pointe ou d’allongement de la durée de vie, fût-ce en mauvais état, pour concentrer les efforts sur la santé du quotidien et du plus grand nombre ? Quand je vois que nos débats portent sur la PMA, je me dis qu’on est complètement à côté de la plaque… Il en va ainsi pour presque tout, le nœud le plus difficile à trancher étant la question démographique.

Ce qui serait utile par contre, c’est de faire dire à chacun ce qui est indispensable à son bonheur. Cela permettrait de voir où les gens mettent l’essentiel, si c’est dans les relations et, dans ce cas, jusqu’où ils sont prêts à aller dans le détachement matériel et le besoin en services, ou si le minimum d’attente matérielle ou de services est déjà à un niveau tel qu’il est intenable à l’échelle de l’humanité. Si l’on est dans le deuxième cas, l’écologie par voie démocratique n’a aucune chance d’avenir avant la catastrophe.

Je pense qu’on est déjà dans ce cas, que les migrations vont se renforcer et que le maintien de notre solidarité nationale à son niveau actuel (je veux dire pour ceux qui sont « inclus ») ne tiendra pas face aux besoins vitaux de ceux qui viennent tenter de survivre chez nous : le partage, ça va commencer ici et maintenant, et franchement, je crains que ça ne passe pas tout seul…

Quant aux écolos, leurs revendications « sociales » sont le plus souvent en contradiction avec la promotion de la sobriété nécessaire…

Christian Olive,

Coopérateur EELV

Languedoc-Roussillon

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