Profession de foi pour les législatives
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Profession de foi pour les législatives

Si j’avais à rédiger une profession de foi pour les législatives, je mettrais en avant tout ce que la campagne présidentielle a oublié, parce que la politique politicienne nous a privé du candidat qui devait présenter à tous les français la spécificité de notre mouvement, c’est-à-dire tout ce qui fait apparaître, selon les propos de B. Bourgeon, « le seul clivage qui vaille, celui entre les écologistes et les autres partis ».

Avez-vous entendu ?

« Lundi 8 Aout 2016 : eau, poissons, agriculture, …, l’humanité a fini de consommer la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an et vit donc à crédit jusqu’au 31 décembre ».

Or le jour de dépassement recule inexorablement et de plus en plus vite depuis 50 ans, et de plus en plus vite au fur et à mesure que la population mondiale explose.

De plus, si tous les hommes consommaient comme nous, Français, Européens, nations riches, le jour de dépassement serait en février ou mars.

Nous pillons notre planète, nous déstabilisons le climat par nos rejets et nous contraignons des populations à la famine, à la guerre et à l’exode, sans vouloir partager.

Soumis à aucune mouvance, ni à aucune pression, mon combat pour nous, nos enfants sera celui de la responsabilité.

Je soutiendrai tout ce qui préserve l’humanité et sa dignité : l’égalité, la fraternité, la laïcité, et la liberté à l’exclusion de celle du loup dans la bergerie.

Je lutterai contre tous les rejets, les déclassements, et ici, pour que chacun puisse s’exprimer dans une démocratie renouvelée.

Je soutiendrai tout ce qui préserve notre planète : elle est notre lieu de vie et en assure la qualité.

Qu’il s’agisse de l’air que nous respirons, de l’eau que nous buvons, de l’alimentation et de la santé, je militerai pour que la politique nationale montre, par ses impulsions déterminantes, les bonnes directions.

Je m’opposerai à toute incohérence.

Mais être responsable, ce n’est pas, comme on le caricature, vous ramener à la bougie.

C’est d’abord lutter contre tous les gaspillages qui, sans apporter plus de bonheur, nuisent à nos vies et enlaidissent nos espaces.

C’est l’État qui doit organiser tous les moyens pour faciliter cette lutte.

C’est aussi profiter de toutes les innovations permettant les économies qui, loin de nous priver, nous offrent une meilleure qualité de vie.

C’est encore l’État qui doit les rendre accessible à tous.

Battons nous pour nos vies, nos enfants, notre Terre et tout ce qui est beau.

Marc Gérenton

Coopérateur EELV

Nice

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